CONCLUSION

Est-il bon d'invoquer les esprits? La réponse s'impose d'elle-même: c'est non.

Le commerce avec les puissances des ténèbres n'a jamais permis aux hommes qui s'y sont livrés de vivre heureux. Que l'homme ait conscience de son bonheur et il n'aura plus recours aux esprits. Il faut donc que l'homme redécouvre ce qui est bon pour lui.

Quant aux mises en garde faites au cours de cette étude, elles n'ont de poids que si on les prend en considération en les confrontant avec sa propre expérience. On sait ce que l'on a vécu et ce qu'il en a résulté: joie ou tristesse, peur ou apaisement, soucis ou satisfaction, sommeil réparateur ou cauchemar, guérison ou maladie, etc. Au regard de notre expérience, nous devrions savoir ce qu'il faut éviter et ce qu'il faut rechercher.

Pour revenir à la nature des esprits contactés, nous avons vu qu'il s'agissait là de démons. Les âmes de nos défunts, quant à elles, vivent dans un autre monde. Elles n'errent pas ici-bas. La douleur de la séparation que nous pouvons ressentir parce qu'ils nous ont quitté ne doit pas devenir un prétexte pour tenter les plus extravagantes sortes d'expériences en vue de les contacter. Dans le christianisme, par la communion des saints, est établi dans l'amour un lien de prière entre les vivants et ceux qui ont quitté ce monde, avec l'espérance de se retrouver un jour ensemble auprès de Dieu. Car nous espérons retrouver un jour au Ciel, ceux et celles que nous avons connus et aimés. En attendant ce jour, lumineux de joie, nous devons continuer à vivre notre vie de chaque jour parmi nos contemporains. Cette vie présente a, elle aussi, toute sa valeur. Sans elle, l'au-delà s'imposerait à nous sans que nous l'ayons espéré, désiré. Le Ciel nous semblerait nous être imposé, alors qu'il nous est offert. A nous de l'accueillir.

Que Dieu éveille en nos cœurs le goût des biens qui sont attachés à notre bonheur.

Dans notre monde présent, il y a le meilleur comme le pire. Aussi, dès maintenant, vivons pour le meilleur et, contre le pire, espérons le bonheur parfait que Dieu nous a promis.

Je terminerai par une citation, suivie d'une courte prière finale:

"Or voici une chose évidente. Le poison exige un contrepoison. Si vous arrêtez fortement votre esprit, et celui du lecteur sur l'abîme, vous êtes obligés de le guérir immédiatement ou plutôt de prévenir l'impression sombre par les parfums les plus purs, les plus sains, les plus fortifiants de la montagne. C'est surtout après l'orage que l'azur est nécessaire. Il ne faut pas seulement montrer les conséquences fatales du crime, il faut montrer les réalités absolument contraires à lui. Il faut reposer l'âme. Il ne faut pas seulement dire: Evite ceci, il faut ajouter: Recherche cela. Mais si la toile tombe sur les lueurs de l'éclair déchirant une nuit sans aurore, le sommeil de votre auditeur sera mauvais. Vous en êtes chargés, vous lui avez promis par le contrat tacite qui vous lie l'un à  l'autre" (Ernest Hello -12-, Les Plateaux de la Balance).

Nous voici donc rendu à la fin de cette étude. Comme le dit judicieusement Ernest Hello, il est bon de quitter une lecture l'âme en paix.

Puisse Dieu faire que l'on me lise avec sérénité et qu'il en découle dans les cœurs de l'apaisement.

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