Mariage

Pour les musulmans: le Coran autorise d'avoir jusqu'à quatre épouses légitimes, et autant de concubines que l'on souhaite. "Epousez donc celles des femmes qui vous seront plaisantes, par deux, par trois, par quatre, mais si vous craignez de n'être pas équitable, prenez-en une seule ou des concubines" (S4,3). Quant à la répudiation, al-Talâq, elle offre au mari la possibilité de renvoyer sa femme et d'en prendre une nouvelle, comme il est expliqué dans le Coran (S2,229 / 33,4 / 58,2).

Pour les chrétiens: le mariage est un sacrement que s'échangent les deux époux. Il les uni librement au projet que Dieu a pour eux. "L'homme et la femme sont faits l'un pour l'autre: non pas que Dieu ne les aurait faits qu'à moitié et incomplet; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être aide pour l'autre parce qu'ils sont à la fois égaux en tant que personnes ("os de mes os...") et complémentaires en tant que masculin et féminin. Dans le mariage, Dieu les unit de manière que, en formant "une seule chair" (Genèse 2.24), ils puissent transmettre la vie humaine: "Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre" (Genèse 1.28). En transmettant à leur descendants la vie humaine, l'homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d'une façon unique à l'œuvre du Créateur" (C.E.C., n°372).

Commentaires: "Pour la loi musulmane, le mariage n'est pas une association égalitaire entre deux époux; c'est un simple contrat qui rend une femme licite à un homme, avec obligation essentielle, pour l'épouse, d'être à la disposition du mari; à noter que le mot arabe que nous traduisons par mariage est nikâh (sans jeu de mots!), dont la signification exacte est relation sexuelle" (Le Coz, Ecrits sur l'Islam, -1992-). De fait, le Coran exprime très prosaïquement cette conception: "Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez à votre champ de labour, comme vous le voulez" (S2,223). En Islam, "le mariage est essentiellement un acte par lequel une femme, souvent sans être consultée, doit se mettre sexuellement à la disposition d'un mari, s'il y a lieu à côté de trois autres épouses et d'un nombre illimité de concubines, pour être renvoyée incontinent, dès qu'elle a cessé de plaire" (G.H. Bousquet, L'éthique sexuelle de l'Islam, -1953-). On peut espérer, dès lors, que la femme en occident, fière de sa liberté, soit le meilleur rempart contre la propagation d'une religion qui ne lui offre, pour tout statut, que celui d'un objet sexuel et d'un ventre! Cependant, "il faut considérer le sort peu enviable des femmes dans la société démocratique contemporaine. Pour mille raisons, qu'il n'y a pas lieu de détailler ici, elles sont exposées à un risque très fort de célibat, de stérilité et de solitude. L'Islam leur offre une condition qu'aujourd'hui elles trouvent peu plaisante, mais qui comprend tout de même, et presque automatiquement, l'accomplissement d'un désir que l'on ose plus qualifier de naturel, mais présent tout de même chez beaucoup, bien qu'il leur arrive de le nier: le mariage et les enfants" (A. Besançon, La tentation de l'Islam dans la France contemporaine, in Trois tentations dans l'Eglise).