Attaque danoise


 

Mon Saigneur,

Que de bonnes nouvelles ! Le thème était un forçage de col au débouché d'un pont, par les danois, déjà adorés par Damien. Il a fait une manoeuvre géniale de traversée de bois, sur sa gauche, avec
une brigade. Malheureusemen,t ceux-ci ont débouché au détail, en colonne de route et se sont fait
boxés par les dragons suédois. La claque a été sévère et une panique s'est emparée de la brigade;
la Garde Danoise, qui a subi vaillamment tout le choc, a reculé pied à pied, puis, cernée dans les
bois, s'est rendue. Les grenadiers de la garde suédoise ont délogé les danois de la lisière du bois,
déjà désemparés par le sort de la brigade et les cris de sauve qui peut. Ils ont reculé en désordre
sur leur deuxième bataillon qui, en désordre à son tour, s'est mêlé avec les fuyards. Une
contre-attaque de la brigade Danois au centre, menée par les grenadiers de la garde danoise, a
abouti à la prise d'une batterie de brigade. Mais cette unité s'est trouvée trop aventurée sur le
plateau et face à 3 bataillons a préfèré reculer sur son gros. D'autant plus que la brigade était figée
par un désordre occasionné par la charge de dégagement du deuxième bataillon des gardes suédois. Deux coups relativement stérile et ne faisant pas trop avancer les choses, malgré les pertes conséquentes. Plusieurs drapeaux ont été pris de part et d'autre.

Pendant ce temps la brigade suédoise Roos, de quatre bataillons, deux de gardes et un de Dalkarian, débouchait sur la route, dans le village. La batterie de 4 et le deuxième bataillon de Dalkarian, se sont vus charger par la cavalerie danoise, qui s'était formée dans la plaine. Dans cette charge, le général Cheuze a été pris à parti par un peloton de gardes qui après avoir tué son cheval, l'ont frappé mortellement à la gorge d'un coup de baïonnette. C'est d'autant plus une grande perte que cet officier de valeur ne sera pas remplacé de sitôt. La batterie enlevée, le général mort, le régiment de Schmettau, échappant à tout contrôle, s'est heurté de plein fouet au bataillon de
Dalkarian, qui reculait en bon ordre pas à pas devant l'effort de la cavalerie. Le régiment de Brockdorrff qui, gêné par la deuxième ligne de cavalerie, n'a pas pu se replier très loin, s'est reformé à quelques toises d'un bois. Malheureusement, des dragons suédois, qui, ayant mis pied à terre, s'étaient embusqués en lisière, ont pris sous un feu terriblement ajusté et nourris le régiment de Brockdorrff. Dans un deuxième temps, par un mouvement admirable, le régiment de Witz chargea le bataillon de Dale, pris de flanc par les autres cavaliers exaltés. Ce régiment, malgré la bravoure du Général Roos, se mit, devant le nombre et la position, en fuite, entraînant celui-ci dans la panique. L'état-major de Charles XII, se trouva exposé devant cette charge et eu à se dégager des cavaliers danois, à coup de sabre et de pistolet et grâce à la qualité du cheval de sa Majesté parvint à s'extirper de la mélée. Deux Trabants de la garde furent légèrement blessés et un sergent des grenadiers de la garde eut la main emportée parun coup de sabre. Celle-ci ne tenait plus que par le tendon, tant la qualité des lames de Söllingen est excellente. Pendant ces faits héroïques, un bataillon de la deuxième brigade prit d'assaut les premières maisons du village, se heurtant à une colonne du troisième bataillon des gardes suédoise. Celui-ci fut bien évidemment repoussé par les danois, dans les quartiers arrières du village La batterie de huit suédoise, qui avait juste eu le temps de se mettre en position sur la route, en haut du col, s'est vue prise à partie dans ce vent de folie, les cannoniers après avoir tiré trop vite et sans précisions, épargnant de manière inéspérée les cavaliers les chargeant, se sont retirés, abandonnant leurs pièces. Le bataillon de Dalkarian, pris lui aussi à partie, sans se ressaisir complètement, reculait en désordre en lachant la position convoitée du col. La journée s'arréta là, mais après un répis, il est certain que cette empoignade homérique aura quelques suites...
Je suis de vous, Monsieur le Maréchal, le très humble et très zélé serviteura