http://www.docteurangelique.com

IV- Le péché de l'ange

            Ce chapitre s'avère délicat. La question qu'il pose paraît désagréable et elle l'est: qui est le diable?

            - c'est l'ennemi de Dieu et de l'homme, mais jusqu'à quel point?

            - c'est le premier fauteur du mal, mais quelle est la "nature" de ce mal?

            Autant de questions aussi difficiles que taboues. Cependant, on ne peut plus avancer dans cette étude de l'apocatastase sans chercher à identifier, pour peu que cela soit possible, le mystérieux péché de l'ange. Etant donné que le diable nous prêche lui-même l'apocatastase, il devient urgent de savoir si la chose est sincère ou mensongère: à savoir, la faute du diable est-elle pardonnable?

            C'est à la lumière des enseignements de l'Eglise que s'élaborera notre réflexion.

            Il s'agira de découvrir à qui revient la responsabilité du mal:

            A Dieu? A l'homme? A l'ange?

            D'où trois points:

            - premièrement: origine du mal au regard de l'acte créateur.

            - secondement: la faute de l'homme (le péché originel).

            - tertio: le péché de l'ange rebelle.

                        1/ Origine du mal au regard de l'acte créateur

            D'où vient le mal?

            Différentes hypothèses sont envisageables:

                        1- de Dieu?!

                        2- d'un dieu (principe du mal)

                        3- d'une créature

            * Les deux premières hypothèses (1- et 2-) seront abordées sous les titres: A/ Dieu peut-il être mauvais? et B/ La vision manichéenne

            * La troisième hypothèse sera présentée sous le titre: E/ Le mal vient de la créature.

            * Conjointement, une tentative de définition du bien et du mal sera explorée sous les deux titres suivants: C/ Le bien comme unique absolu et D/ La "nature" du mal.

                                    A/ Dieu peut-il être mauvais?

            Cette hypothèse voudrait que Dieu ait créé le monde mauvais et qu'il fût donc lui-même à l'origine du mal. Mais alors, d'où viendrait le bien?

            Cette hypothèse est absurde parce qu'elle est désespérante et qu'elle va à l'encontre de notre nature profonde, en qui est inscrite la quête du bonheur, et dont la satisfaction absolue est Dieu lui-même.

            Ce désir d'être heureux, que nous ressentons intimement, revêt une force bien vivante en nous. Ce désir a une origine et doit avoir une satisfaction:

            "Un désir de la nature ne saurait être vain: en d'autres termes, il faut que les tendances naturelles d'un être soient satisfaites. Les philosophes les plus célèbres: Platon, Aristote, Cicéron l'ont proclamé. Les sciences sont unanimes à le reconnaître. Que la nature ne fait jamais rien en vain et que les instincts sont toujours en rapport avec des objets réels, il serait facile d'en apporter de nombreuses preuves: les ailes de l'oiseau atteste l'existence de l'air; la nageoire du poisson, l'existence de l'eau; l’œil prouve la lumière, et la faim suppose une nourriture. Si, par conséquence, il y a chez l'homme un désir irrésistible d'idéal et de bonheur, c'est qu'il doit exister un Dieu capable de l'assouvir un jour" (Abbé Boulenger, Manuel d'Apologétique, p.52, -1920-).

            Si Dieu existe, il va de soi qu'il soit apte à assouvir notre désir de bonheur.

            Si Dieu était mauvais, notre désir serait impensable et sa motivation absurde!

            Dans cette perspective d'une croyance en un Dieu mauvais, la croyance en l'existence de Dieu semble affirmée, cependant, son existence résonne comme l'écho d'une malédiction pour l'homme. Aussi l'homme s'empresserait-il de s'y soustraire en rejetant l'existence même de ce Dieu. Cette croyance porte en elle-même son propre rejet, ce qui est absurde!

            Et puis, comment les hommes, créatures de ce Dieu mauvais, pourraient-ils désirer un bonheur que Dieu lui-même, étant soi-disant maléfique, condamnerait? Il y a là une contradiction proprement impensable, insoutenable.

            La croyance en Dieu implique obligatoirement que Dieu est bon.

            Croire en Dieu et penser le contraire serait profondément pervers. Et le prophète Isaïe condamne ceux qui seraient capables de se mentir à ce point, en inversant toutes les valeurs et en ruinant ainsi tous les espoirs:

            "Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui changent l'amertume en douceur et la douceur en amertume!" (Isaïe, 5.20).

                                    B/ La vision manichéenne

            Certains, comme les manichéens, les cathares ou les bogomiles, ont dit que Dieu est bon, mais ils ajoutaient aussitôt que le mal s'oppose au bien comme un principe coexistant.

            La vision manichéenne est celle justement d'un dualisme divin, opposant un principe bon à un principe mauvais. Le divin serait partagé entre un principe bon, spirituel et lumineux, dans une lutte sans fin avec un principe mauvais, matériel et ténébreux. C'est là l'erreur de Manès (ou Mani), qui au IIIème siècle de notre ère, a donné son nom au manichéisme.

            La solution du dualisme manichéen quant à l'origine du mal pose problème: elle fait du mal l'image-miroir du bien. Les images du bien et du mal sont alors parfaitement renversées et réfléchies en opposition point par point l'une de l'autre. L'identification du bien du mal n'est possible que dans leur constante et réciproque opposition. Le bien n'existe qu'avec le mal et le mal qu'avec le bien! Ce qui veut dire qu'ils ne peuvent exister l'un sans l'autre. Le mal devient ainsi une fatalité cosmologique. Le bien n'a donc pas d'antériorité de principe sur le mal. Dans son fondement, l'univers n'est ni bon ni mauvais, il s'oppose sans fin entre ces deux principes.

            Pour répondre aux manichéens, on peut dire avec Saint Thomas d'Aquin que:

            "Les ténèbres ne sont pas contraires à la lumière, mais sont sa privation" (De Malo, Question 1, article 1, solution 5).

            Selon le saint théologien, le mal n'est pas le contraire du bien mais sa privation. A méditer...

            Revenons-en au schéma de pensée des manichéens: pour eux, la création en tant que telle est conçue comme une chute. Le monde matériel appartient lui-même au principe mauvais et le but des êtres sera de réintégrer la lumière (le principe bon) d'où ils sont tombés. L'incarnation est un mal!

            Or dans la bible on peut lire:

            "Dieu dit: "Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent et qu'apparaisse le continent" et il en fut ainsi. Dieu appela le continent "terre" et la masse des eaux "mers", et Dieu vit que cela était bon" (Genèse, 1.9).

            "Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon" (Genèse 1.25).

            "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il les créa, homme et femme il les créa" (Genèse, 1.27).

            "Dieu vit tout ce qu'il avait fait: cela était très bon" (Genèse, 1.31).

            Pour le chrétien, la création est une bénédiction divine, car, comme il est écrit dans la Genèse, le monde matériel est une oeuvre bonne et l'existence humaine un bien.

                                    C/ Le bien comme unique absolu

            Dieu ne peut pas être mauvais parce que justement il est Dieu.

            "Je suis celui qui est", dit le Seigneur.

            Rien n'existant avant lui, Dieu est la norme, la règle, le principe, l'existence même.

            Celui dont l'existence est sans précédent, dont le principe n'a pas de cause, dont l'essence est d'être nécessaire, dont la présence est indépassable, ne peut apparaître que comme le bien. Car étant avant toute chose absolument, nul autre que Lui-même ne peut prétendre être la règle de l'univers. Etant l'unique absolu, Dieu impose la définition même du bien qui n'est autre que Lui-même.

            Pour le chrétien, Dieu est le souverain bien. Il est le bien car il est le seul bien qui soit. "Un seul est le bon", dit le Christ au jeune homme riche en parlant de Dieu (St Matthieu, 20.17).

            Oserait-on encore demander pourquoi le bien est le bien? Il faudrait répondre que le bien est le bien parce qu'il est l'unique principe et qu'il n'en existe pas d'autre.

            En Dieu donc, le mal ne peut exister. Dans les attributs que nous donnons à Dieu, unité, simplicité, immutabilité, éternité, immensité, intelligence parfaite, volonté toute puissante, amour infini, le mal n'a aucune signification et est exclu par définition du divin.

            "Aussi, s'il existe un bien qui est un acte pur et ne possède aucun mélange de puissance (c'est-à-dire, qui n'est pas en devenir et donc pas sujet au changement), et tel est le cas de Dieu, le mal ne peut en aucune façon exister dans un tel bien" (Saint Thomas d'Aquin, De Malo, Q.1, a.2, réponse).

            Pour les chrétiens, Dieu est une personnalité distincte du monde et c'est Lui qui a créé toute chose et tout être.

            Le mal n'existant pas avant la création, la création fut elle-même créée bonne:

            "Dieu vit tout ce qu'il avait fait: cela était très bon" (Genèse, 1.31).

                                    D/ La "nature" du mal

            Si le mot "nature" est entre guillemet, c'est justement pour bien montrer que la créature qui commet le mal n'est pas mauvaise par nature, ce qui, dans le cas contraire, ferait remonter la faute de ce mal jusqu'au créateur, Dieu.

            Qu'est-ce donc que le mal?

                        * Le mal est-il un être, une personne?

            Le mal n'est pas un être car aucune créature n'a été créée mauvaise.

            Nous avons vu en effet que le mal n'a aucune existence en Dieu et donc aucune non plus dans Son oeuvre qui émane de Lui.

            De plus, le mal n'est pas un être car tout être est un bien par le seul fait qu'il existe. Toute existence est bonne!

            "Tout sujet est bon puisqu'il existe, parce que le bien et l'être reviennent au même" (Saint Thomas d'Aquin, De Malo, Q.1, a.2).

                        * Le mal est-il seulement quelque chose?

            Le mal n'est pas une réalité existante: "Ainsi donc, le fait même d'exister, en tant qu'il est désirable, est un bien. Il faut donc que le mal, qui s'oppose universellement au bien, s'oppose aussi au fait d'exister (de toute évidence, la mort est un mal). Or ce qui est opposé au fait d'exister ne peut être une réalité existante. Aussi je dis que ce qui est mal n'est pas quelque chose" (St Thomas d'Aquin, De Malo, Q.1, a.1, réponse).

            Le mal ne peut pas exister par lui-même. Le mal n'a pas d'existence propre.

            La seule chose que l'on puisse dire, c'est que mal est absurde. Le mal est absurde et c'est pourquoi il est enduré comme un mal. Ainsi le mal, qui n'est pas une réalité existante, implique cependant un sujet qui endure son absurdité.

            Il paraît difficile de dire que le mal soit autre chose qu'une absurdité: le mal n'a aucun sens ni aucune raison d'être.  Seulement, d'une manière absurde, et c'est inconcevable autrement qu'une absurdité, le mal vient de la créature.

                                    E/ Le mal vient de la créature

            Cette créature, pour autant qu'elle soit la plus maléfique, comme l'est le diable, n'est cependant pas la forme créée du mal. Le diable n'est en aucun cas la forme créée du mal.

            "Nous sommes donc amenés à envisager le mystère de satan. Ce nom, comme on sait, n'est pas propre mais seulement approprié: il signifie l'"adversaire". Quoique saint Jean l'appelle "le prince de ce monde" (13.31) et saint Paul plus vigoureusement encore "le dieu de ce siècle" (II Cor. 4.4), l'on ne doit pas voir en lui le dieu mauvais des manichéisme, ni le Mal absolu, ou comme dit un Concile "la substance du mal" (D.237). C'est donc, à notre sens, dévier de la vérité par amour du clinquant verbal que de dire, comme font certains auteurs contemporains: "le mal, c'est quelqu'un". Le mal est quelqu'un si on le personnifie, par figure de rhétorique, comme le péché, la mort ou la loi chez saint Paul. Mais il faut être saint Paul pour avoir le droit de parler comme saint Paul. Prendre à la lettre des expressions qui sont de toute évidence imagées dans l'Ecriture, c'est la trahir. Quant à pasticher son style pour exprimer une idée qu'elle ne contient pas, et qui de plus est fausse, cela n'a pas de nom" (Chanoine Roger Verneaux, Problèmes et mystères du mal, Ch.V, -1983-).

            Faut-il par là-même se laisser aller à dire que le diable n'est qu'une représentation symbolique de l'idée du mal? Certainement pas, il ne faut pas tomber dans ce piège là non plus, le diable est une personne et une personne vouée au mal.

            Dieu a créé les anges et les hommes bons. Il les a créés pour qu'ils vivent dans Son amour. Les anges et les hommes sont des créatures douées de volonté et libre d'accueillir l'amour de Dieu.

            L'Eglise enseigne que le mal vient de la créature. La religion catholique établit que c'est un ange en révolte contre Dieu qui a entraîné à sa suite l'homme dans le mal:

            "Derrière le choix désobéissant de nos premiers parents il y a une voix séductrice opposée à Dieu, qui par envie, le fait tomber dans la mort. L'Ecriture et la Tradition de l'Eglise voient en cet être un ange déchu, appelé Satan ou diable. L'Eglise enseigne qu'il a été d'abord un ange bon, fait par Dieu. "Le diable et les démons ont certes été créés par Dieu naturellement bons, mais c'est eux qui se sont rendus mauvais" (Catéchisme de l'Eglise Catholique, n°391, -1992-).

            Il y a donc péché de l'homme que l'on appelle péché originel et tentation de l'ange rebelle nommé Satan, cet ange rebelle qui fit tomber l'homme à sa suite dans le péché, le séparant ainsi de Dieu et faisant entrer le mal dans le monde créé.

            Cette tentation du diable, renvoie elle-même a un péché de l'ange.

            Nous étudierons donc dans un premier temps le péché originel et dans un second temps le péché de l'ange à proprement parlé.

            Le péché de l'homme ressemble à celui du diable qui lui a inspiré le mal, mais il s'en distingue toutefois grandement comme nous le verrons.

                        2/ Le péché originel

                                    A/ "Nature" de la faute de l'homme

            * Quel rapport l'homme entretient-il avec le mal?

            * Quelle faute recèle ce péché originel?

            * Comment ce péché a-t-il été possible?

            Ces trois questions sont lourdes de sens. Elles tournent autour d'une interrogation extrêmement provocatrice: "L'homme pouvait-il ne pas pécher?"

            Car, comme me l'a un jour déclaré un ami nommé Eric, "l'homme étant imparfait, il ne pouvait pas ne pas pécher!".

            Il est vrai que l'homme qui habite l'Eden est en quête de perfection: "Yavhé Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder" (Genèse, 2.15). Cependant, si cette perfection de l'être se trouve en Dieu seul, l'homme est invité à y participer, à en vivre lui aussi. De plus, cette quête de Dieu est une recherche libre:

            ""C'est lui qui au commencement a fait l'homme et il l'a laissé à son conseil" (Siracide, 15.14). Reprenant les paroles du Siracide, le Concile Vatican II explique ainsi la "vraie liberté" qui est en l'homme "un signe privilégié de l'image divine": "Dieu a voulu laisser l'homme à son conseil pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude". Ces paroles montrent à quelle admirable profondeur de participation à la seigneurie divine l'homme a été appelé: elles montrent que le pouvoir de l'homme s'exerce, en un sens, sur l'homme lui-même. C'est là un aspect constamment souligné dans la réflexion théologique sur la liberté humaine, comprise comme une forme de royauté" (Jean-Paul II, encyclique Veritatis splendor, -1993-).

            Cette perfection, pour laquelle l'homme est fait, est la vie plénière en Dieu. En attendant cette pleine communion avec son Créateur, on peut dire que l'homme est encore en effet imparfaitement accompli.

            Dieu accorde en toute gratuité, par Sa grâce, à l'homme de vivre avec lui. Le péché du premier homme a consisté en l'abandon de cette grâce généreuse mais indispensable. L'homme a cru pouvoir vivre sans le besoin de Dieu.

            Mais voyons pour bien faire, le récit du péché originel que l'on trouve dans la Bible au Livre de la Genèse:

            "Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yavhé Dieu avait faits. Il dit à la femme: "Alors, Dieu a dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?" La femme répondit au serpent: "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort." Le serpent répliqua à la femme: "Pas du tout! Vous ne mourrez pas! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal." La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir l'entendement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. Alors leurs yeux à tous les deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus; ils cousirent des feuilles de figuiers et se firent des pagnes.

            Ils entendirent le pas de Yavhé Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour, et l'homme et la femme se cachèrent devant Yavhé Dieu parmi les arbres du jardin. Yahvé Dieu appela l'homme: "Où es-tu?" dit-il. "J'ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l'homme; j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché." Il reprit: "Et qui t'a appris que tu étais nu? Tu as donc mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger!" L'homme répondit: "C'est la femme que tu as mise auprès de moi qui m'a donné de l'arbre, et j'ai mangé!" Yavhé Dieu dit à la femme: "Qu'as-tu fait?" et la femme répondit: "C'est le serpent qui m'a séduite, et j'ai mangé." (Genèse, 3.1-13).

            Ainsi, l'homme pouvait-il ne pas pécher?

            Certain prétexteront que le "piège" était imparable car l'homme, ignorant le bien du mal, ne pouvait que s'égarer à faire le mal à un moment ou à un autre. En effet, il est dit que Dieu a interdit à l'homme de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal: "Et Yahvé Dieu fit à l'homme ce commandement: "Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car alors le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement" (Genèse, 2.16-17).

            Doit-on en conclure qu'Adam et Eve ignoraient le bien et le mal? Ainsi, n'auraient-ils pas été capables de faire un choix libre, étant ignorant du bien à accomplir et du mal à éviter?

            Cependant, est-ce la Loi divine qui est contenue dans l'arbre défendu?


Table des matières

Achat en ligne du livre
au format papier

Achat en ligne
au format ebook

Ressources Internet:

- Urs Von Balthazar et l'apocatastase:
http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/careme98/bourgeois.html
- Pour une théologie de l'espérance:
http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/careme98/legendre.html
- L'enfer est-il théologique?
http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/careme98/lavaud.html
- L'éternité des peines de l'enfer:
http://perso.wanadoo.fr/catholicus/Enfer/enfer9.html

- Article encyclopédiqueApocatastase en ligne:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apocatastase

- La traduction du mot Apokatastasis et la question de la restauration de la Royauté d'Israël:
http://www.rivtsion.org/f/index.php?sujet_id=649
- Gestes et déclarations du Christ à caractère apocatastatique
http://www.rivtsion.org/f/index.php?sujet_id=497
- Le mystère de l’Apocatastase
http://www.rivtsion.org/f/index.php?sujet_id=2757
- Qu'est-ce que l'apocatastase ?
http://www.rivtsion.org/f/index.php?sujet_id=492
- Achat en ligne de l'Apocatastase:
http://www.docteurangelique.com/Tables/tableapo.htm
- Achat en ligne du livre au format électronique:
http://www.hypallage.fr/accueil_hypallage.html